Journée consultant.e.s : se retrouver pour échanger, progresser, anticiper

Comme chaque année, l’Adefpat a organisé une journée « réseau » avec les Consultant.e.s Formteur.rice.s amené.e.s à intervenir sur les accompagnements de projets en formation-développement. Parce que vous vous en doutez peut-être, mais ça va mieux en l’écrivant (et en leur rendant hommage), sans l’intervention des Consultant.e.s Formteur.rice.s, il n’y a pas d’accompagnements… Ils/elles constituent l’un des piliers essentiels de la méthodologie d’intervention de l’Adefpat, au même titre que les partenaires des porteurs de projet réunis au sein des Groupes d’Appui au Projet, au même titre aussi que les technicien.ne.s des territoires.

Quand on dit que l’Adefpat mobilise un haut niveau d’ingénierie auprès des porteur.euse.s de projet sur les territoires ruraux, on ne ment pas !

Cette année, nous nous sommes retrouvés le mardi 06 octobre dans une salle lumineuse et bien équipée pour travailler, une vue plongeante sur le Domaine Vayssette de Gaillac, un temps qui nous a permis de profiter du dehors pour la classique auberge espagnole, et le chien du Domaine, toujours là, cette année avec deux balles et un frisbee, histoire de se faire les bras lors des pauses…

Au-delà des temps classiques de ces journées – les temps d’interconnaissance, les actualités des uns et des autres, la remise en énergie… – nous avons travaillé sur deux sujets en ateliers, l’un pour progresser dans les accompagnements, l’autre pour anticiper des mutations déjà bien à l’œuvre, et qui peuvent impacter les accompagnements.

Les accompagnements compliqués
Parce qu’il ne faut pas croire, les accompagnements Adefpat, ça peut parfois être compliqué… On travaille surtout avec de l’humain, dans une logique de parcours et de montée en compétences. Alors oui, la méthode d’accompagnement Adefpat est exigeante, elle appelle un vrai engagement et en formation-développement, si les bénéficiaires ne « font » pas, les projets « n’avancent » pas.

Et parfois, certains rechignent (un peu) à travailler entre les séances d’intervention, alors que c’est surtout dans ces temps intersessions que les projets peuvent progresser au plan opérationnel.

Parfois aussi, au sein d’un groupe de travail multi-acteurs, une personne peut avoir un comportement perturbateur pour le groupe, ce qui ne facilite ni la cohésion du collectif ni l’avancée du projet.

Et quoi de mieux que partager des retours d’expérience sur des accompagnements compliqués vécus en réel pour en tirer des enseignements et trouver ensemble des solutions, des astuces, des tips, et progresser sur ces sujets dans l’avenir ? Pas grand-chose de notre point de vue.

C’est Clarisse Vitel (merci !) qui a proposé des exemples vécus et qui a partagé les solutions qu’elle a mises en œuvre en fonction des situations rencontrées. Sur cette base, en creusant le sujet en mode intelligence collective, nous disposons désormais de clés de lecture et de compréhension partagées de ces situations, d’une palette enrichie de solutions pouvant être déployées, des rôles respectifs à tenir pour les Consultant.e.s Formateur.rice.s comme pour les Conseiller.e.s en Formation Développement Adefpat… bref d’une sorte de boîte à outils nous permettant collectivement de progresser dans les accompagnements Adefpat.

L’Intelligence Artificielle (IA)
S’il est un sujet d’actualité, c’est bien celui-ci. Car l’Intelligence Artificielle peut largement venir bousculer les accompagnements Adefpat, que l’on se place du côté des Consultant.e.s Formateur.rice.s ou de celui des bénéficiaires. Si nous n’avons pas encore établi de règles au sujet de l’IA à l’Adefpat, nous regardons, nous faisons de la veille, nous échangeons, nous tentons de bien comprendre, nous nous posons des questions… En deux mots nous construisons une culture commune sur l’Intelligence Artificielle. Sans dogmatisme, en regardant les gains et les points de vigilance, en gardant les yeux et les oreilles grands ouverts.

C’est d’abord Ariane Lopez (merci !) qui a posé un cadre général, pour partager les enjeux, pour prendre de la hauteur et du recul, pour comprendre et mettre le sujet en perspective. C’est ensuite Blandine Thuel (merci !) qui nous a parlé des outils qu’elle utilise dans ses accompagnements : à quoi ils servent, pourquoi elle les utilise, dans quel cadre et quelles conditions, qu’est-ce que ça apporte dans les accompagnements, quels sont les écueils à éviter…

Nous avons ensuite capitalisé ensemble sur le sujet. Là encore, nous enrichissons le sujet, nous progressons vers la construction d’une boîte à outils IA, quels types d’outils pour quelles applications concrètes en formation-développement.

Et comme il est important de regarder aussi du côté des bénéficiaires, nous commençons à collecter, sur les accompagnements en cours, des premiers enseignements sur l’usage de l’IA par les bénéficiaires des accompagnements. Pas pour « fliquer », mais plutôt pour vérifier que l’usage de l’IA n’entravera pas à l’avenir ce qui constitue l’ADN des accompagnements Adefpat : le développement de connaissances et de compétences pour tendre vers l’autonomie des porteur.euse.s de projet d’une part, la capacité d’appropriation de méthodes, d’outils pour qu’ils soient ensuite réinjectés à bon escient dans les projets à développer. Work in progress…

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